DropBox et Sharing Economy

Aujourd’hui je suis tombé sur un article de ChatBot magazine qui m’a inspiré et même carrément retourné le cerveau à tel point que je compte sur vous pour m’expliquer ce que j’ai raté… L’idée me semble tellement génialissime voir Elon-Muskissime qu’il doit y avoir un truc…

Etape 1 : DropBox IRL

Vous venez d’acheter une perceuse pour bricoler votre dernier miroir connecté mais maintenant elle vous encombre (il n’y a plus de place dans les appartements des grandes villes) et il faut la caler à côté de votre console de jeu (avec laquelle vous n’avez plus le temps de jouer)

L’idée est de proposer un service ou plutôt un ChatBot à qui vous demandez de venir dans les 2h pour « archiver » vos objets. Quand vous en aurez à nouveau besoin il suffira de les demander au copain le ChatBot qui vous ramenera votre perceuse dans les 2 heures. Bref un DropBox In Real Life.

Etape 2 : Sharing Economy

Bon on va pas se mentir, votre prochain bricolage ne se fera pas avant 6 mois, et votre perceuse se déprécie pendant ce temps la … pourquoi ne pas la louer ? Bienvenue dans l’économie du partage !

Etape 3 : Un touche d’Uberisation

Aujourd’hui c’est un coursier qui va venir prendre votre perceuse, ou un déménageur pour « archiver » le meuble de grand mère. Mais demain ce sera un Uber Autonome qui ouvrira son coffre devant chez vous avec l’objet que vous souhaitez déposer ou reprendre !

Etape 4 : Un peu de science fiction

Après-demain vous parcourrez le monde en Hyperloop en passant la nuit dans des appartements fonctionnels décorés à vos goûts à l’aide de vos lentilles à réalité augmentée. Mais ça ne remplacera pas cette bonne vieille perceuse et ces autres objets physiques ! Qui suivant leur nature :

  • Pourront être dématérialisés puis ré-imprimés en 3D à la demande
  • Une perceuse est une perceuse ? On vous fournira la perceuse de la marque A de Mr X similaire à celle que vous avez laissé en Europe. Mais avec le bon voltage.
  • Et pour les objets « uniques » on peut compter sur une logisitique « prédictive » comme le fait déjà Amazon

Bref plusieurs solution pour « téléporter » l’objet.

Etape 5: Dématérialisation !

A quoi bon acheter physiquement la perceuse pour ensuite la déposer dans mon « coffre magique infini » quand je ne m’en sert plus ? Je pourrais directement acheter « la propriété » d’une instance de perceuse dont j’aurais la jouissance à tout moment…

Conclusion

Je trouve que l’angle d’attaque « d’archiver les objets » (sans devoir louer un box, etc …) ouvre la porte à un monde de possibilités. La sharing economy devient alors envisageable avec tous ses effets de bords 🙂

Qu’en pensez-vous ? Est ce que j’ai fumé la moquette ?

EDIT

Après discussion avec plusieurs personnes j’ai mis dans les commentaires plusieurs sites qui propose l’Etape 1. J’aime beaucoup l’acte de prendre en photo son objet comme si on le « virtualisait ». MAIS le modèle commerciale est trop « petit joueur » (à mon sens)

Pourquoi stocker dans un box pour 50€/mois ? En théorie c’est du quick win vu le prix du M² et pourtant:

  • Ma perceuse coûte déjà 75€ alors dans un an je l’aurais remboursée …
  • Avant de payer pour gagner des M² je pourrais déjà ranger mon bordel
  • Mff ce machin finalement je peux le jeter « j’économise » X€

A mon sens ce genre de service ne peut marcher QUE si il suit la logique de DropBox, etc …

  • Nous payons des Teraoctets d’espace mais nous ne les utilisons pas
  • Quand un fichier traîne, on le met sans réfléchir

Donc non seulement on a un sentiment d’opulence, de sécurité et en plus on économise du temps de cerveau !

Mais pour cela il faudrait valider une étude de coût (statistique, grand échelle) pour proposer de stocker tout votre appart de 50M² pour 1000€/an.

Et je pense qu’émergerait alors des idées comme la mutualisation d’objet (comme DropBox qui stock 1x le fichier pour X personnes). Comment ? La perceuse est achetée virtuellement puis « partagée », etc …

Est ce qu’on pourrait aller jusqu’à l’idée FOLLE de proposer un espace de stockage gratuit (dans DropBox 20% payent pour 100%) ? La première dose est gratuite 🙂

13 pensées sur “DropBox et Sharing Economy

  • 12 août 2016 à 8 h 01 min
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    En terme de coût, d’une certaine manière on libère des M² qui seront stocké ailleurs, mieux et moins cher donc le service peut potentiellement être cher. Tout comme DropBox qui a un coût / mo conséquent.

    Je dois avoir 6m² au sous sol encombré par des machin + la place pour passer entre les machins.

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  • 12 août 2016 à 8 h 03 min
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    Comme le dit Guillaume Vende sur twitter un des pain point à résoudre est la gestions des objets physique qui se cassent, doivent être transportés, sont trop lourd, etc … mais j’imagine qu’un Guru logitisique d’Amazon doit savoir faire cela et dans l’avenir quand nous aurons des Uber de livraison autonome ou des drones, le cout de la livraison baissera drastiquement.

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  • 12 août 2016 à 8 h 08 min
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    Une autre solution « actuel » de voir le problème serait d’acheter tout ce dont on a besoin sur Amazon et de le renvoyer sous 30J (partant du principe que le « taille haie usé » est repris) . Bon ok c’est violent 🙂 et l’expérience n’est pas encore assez fluide

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  • 13 août 2016 à 13 h 46 min
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    Je ne connais pas le principe des vendeur Amazon, un autre « hack » possible, serait d’être vendeur de ses propres bien, en tant que vendeur je crois qu’on peut entreposer chez Amazon donc a priori récupérer son stock a tout moment si il n’est pas vendu/loué ? Donc profiter d’une partie de la logisitique d’Amazon

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  • 20 août 2016 à 2 h 54 min
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    Tout cela va être très rapidement possible grâce à la blockchain, qui en désintermédiant, pourra donner une faculté aux objets à consommer et proposer des services.

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  • 23 août 2016 à 13 h 35 min
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    Il existe une start-up à peu près sur ce modèle à San Francisco.

    Etape 1 du business model : venir chercher n’importe quel objet qui vous encombre et le stocker. Le coût de stockage est mensuel (de mémoire). C’est un forfait qui dépend de la taille / poids de l’objet (de mémoire encore une fois).

    Pendant ce temps, la start-up rentre tous les objets un par un dans une énorme base de donnée (incluant photos / vidéo du produit) bien pensée.

    Etape 2 du business model : proposer la location à la demande des objets stockés. La fameuse perceuse qui encombrait mon unique placard est louée à d’autres. La start-up et le propriétaire se partage les rentes de la location.

    Pour le nom de la start-up… j’ai oublié son nom :-/ *désolé*
    indice : Loic Lemeur (@Loic) y croit et a investi dedans il y a peu

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    • 23 août 2016 à 14 h 02 min
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      Merci de ton retour ! Super intéressant !
      Je pense qu’il y a une difficulté au niveau logistique mais surtout au niveau perception des gens. DropBox à vraiment galéré au début et il faut réussir à faire sauter ce verrou.

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